Depuis ses origines, l’Athénée Royal de Visé-Glons accompagne la vie de la cité.
Au fil des décennies, l’école s’est transformée pour répondre aux évolutions de la société, tout en conservant un attachement fort à ses valeurs, à la mémoire et à la transmission.
Une histoire intimement liée à celle de la ville de Visé et de ses habitants.
Depuis ses origines, l’école n’a jamais cessé d’évoluer, de se transformer, de se relever aussi.
Cette mémoire collective se lit encore aujourd’hui dans les lieux, dans les traditions, et dans certains symboles forts, comme la pierre commémorative dédiée aux anciens combattants, rappelant que l’école a toujours été un témoin actif de l’histoire.
À la fin du XVIIIᵉ siècle, l’éducation à Visé est assurée par le couvent des Sépulcrines, reconnu en 1794 comme établissement d’instruction publique. Garçons et filles y reçoivent un enseignement gratuit, dispensé par les religieuses.
En 1824, un tournant majeur s’opère : l’État crée deux écoles primaires officielles, l’une pour les filles, l’autre pour les garçons, ainsi que des pensionnats. C’est la naissance de l’enseignement public à Visé.
Au fil des décennies, l’établissement se développe, s’ouvre à de nouvelles disciplines (langues, mathématiques, sciences, commerce, industrie) et prend progressivement la forme d’une École moyenne de l’État, fondée officiellement en 1851.
Comme la ville de Visé, l’école est profondément marquée par les conflits du XXᵉ siècle. En août 1914, elle est ravagée par un incendie. Les cours sont interrompus, puis réorganisés dans des locaux provisoires. En 1919, le roi Albert lui-même visite l’école, symbole d’un renouveau attendu.
La Seconde Guerre mondiale bouleverse à nouveau la vie scolaire : évacuations, occupations, bombardements, pertes humaines. Ces épreuves laissent une trace durable dans la mémoire de l’établissement.
Pour honorer celles et ceux qui ont disparu, l’école érige des plaques commémoratives, aujourd’hui intégrées aux murs des bâtiments. Chaque année, le 11 novembre, la communauté scolaire se rassemble pour entretenir ce devoir de mémoire.
Parallèlement, l’enseignement évolue. En 1921 naît l’École moyenne officielle pour filles, répondant à une demande forte des familles visétoises. Elle ouvre ses portes en 1922 et connaît un succès immédiat. Progressivement, les écoles pour filles et pour garçons se développent, chacune avec ses spécificités.
Après la guerre, le paysage éducatif se transforme :
Ces changements traduisent une volonté claire : rendre l’enseignement plus accessible, plus diversifié, plus en phase avec la société.
Face à l’augmentation du nombre d’élèves, l’Athénée se dote de nouvelles infrastructures : internat, halls sportifs, bâtiments modernes, implantation du site du Gollet dès 1983.
En 1996, l’établissement s’agrandit encore avec l’intégration du CEFA, via une fusion avec le lycée Roi Baudoin, ainsi que le rattachement de l’école fondamentale de Glons.
L’enseignement, autrefois centré sur un modèle unique, devient pluraliste, laïque, ouvert à différentes formes de réussite : générale, technique, professionnelle, en alternance.
Une version plus détaillée de cette histoire sera prochainement disponible dans l’ouvrage « Visé, ville culturelle et estudiantine (1338–2025) » de Marie-Cécile Wagener-Cloes.
Parution prévue en avril 2026