Notre histoire

Depuis ses origines, l’Athénée Royal de Visé-Glons accompagne la vie de la cité.
Au fil des décennies, l’école s’est transformée pour répondre aux évolutions de la société, tout en conservant un attachement fort à ses valeurs, à la mémoire et à la transmission.

En 2026, l’Athénée Royal de Visé-Glons fête
0
ans d’histoire.

Une école ancrée dans son territoire

Une histoire intimement liée à celle de la ville de Visé et de ses habitants.

Depuis ses origines, l’école n’a jamais cessé d’évoluer, de se transformer, de se relever aussi.

Cette mémoire collective se lit encore aujourd’hui dans les lieux, dans les traditions, et dans certains symboles forts, comme la pierre commémorative dédiée aux anciens combattants, rappelant que l’école a toujours été un témoin actif de l’histoire.

Une école devenue publique

À la fin du XVIIIᵉ siècle, l’éducation à Visé est assurée par le couvent des Sépulcrines, reconnu en 1794 comme établissement d’instruction publique. Garçons et filles y reçoivent un enseignement gratuit, dispensé par les religieuses.

En 1824, un tournant majeur s’opère : l’État crée deux écoles primaires officielles, l’une pour les filles, l’autre pour les garçons, ainsi que des pensionnats. C’est la naissance de l’enseignement public à Visé.

Au fil des décennies, l’établissement se développe, s’ouvre à de nouvelles disciplines (langues, mathématiques, sciences, commerce, industrie) et prend progressivement la forme d’une École moyenne de l’État, fondée officiellement en 1851.

Épreuves, guerres et résilience

Comme la ville de Visé, l’école est profondément marquée par les conflits du XXᵉ siècle. En août 1914, elle est ravagée par un incendie. Les cours sont interrompus, puis réorganisés dans des locaux provisoires. En 1919, le roi Albert lui-même visite l’école, symbole d’un renouveau attendu.

La Seconde Guerre mondiale bouleverse à nouveau la vie scolaire : évacuations, occupations, bombardements, pertes humaines. Ces épreuves laissent une trace durable dans la mémoire de l’établissement.

Pour honorer celles et ceux qui ont disparu, l’école érige des plaques commémoratives, aujourd’hui intégrées aux murs des bâtiments. Chaque année, le 11 novembre, la communauté scolaire se rassemble pour entretenir ce devoir de mémoire.

L’émancipation et la mixité

Parallèlement, l’enseignement évolue. En 1921 naît l’École moyenne officielle pour filles, répondant à une demande forte des familles visétoises. Elle ouvre ses portes en 1922 et connaît un succès immédiat. Progressivement, les écoles pour filles et pour garçons se développent, chacune avec ses spécificités.

Après la guerre, le paysage éducatif se transforme :

  • en 1948, l’École moyenne devient officiellement l’Athénée Royal de Visé ;
  • dans les années 1960 et 1970, l’école s’ouvre aux sections techniques et professionnelles ;
  • en 1971, la mixité est instaurée.

Ces changements traduisent une volonté claire : rendre l’enseignement plus accessible, plus diversifié, plus en phase avec la société.

Une école qui évolue avec son temps

Face à l’augmentation du nombre d’élèves, l’Athénée se dote de nouvelles infrastructures : internat, halls sportifs, bâtiments modernes, implantation du site du Gollet dès 1983.

En 1996, l’établissement s’agrandit encore avec l’intégration du CEFA, via une fusion avec le lycée Roi Baudoin, ainsi que le rattachement de l’école fondamentale de Glons.

L’enseignement, autrefois centré sur un modèle unique, devient pluraliste, laïque, ouvert à différentes formes de réussite : générale, technique, professionnelle, en alternance.

Une histoire qui continue de s’écrire

Aujourd’hui, l’Athénée Royal de Visé-Glons est un établissement public d’envergure, tourné vers l’avenir, tout en restant fidèle à ce qui l’a toujours guidé : la transmission des savoirs, la rigueur intellectuelle, l’ouverture au monde et le respect de chacun.

Depuis 175 ans, des générations d’enseignants, d’élèves et de familles ont contribué à faire de cette école un lieu de formation, de mémoire et d’émancipation.

Une histoire collective, profondément visétoise, qui continue de s’écrire chaque jour.

Envie d'en apprendre encore plus ?

Une version plus détaillée de cette histoire sera prochainement disponible dans l’ouvrage « Visé, ville culturelle et estudiantine (1338–2025) » de Marie-Cécile Wagener-Cloes.

Parution prévue en avril 2026